/ / /

Se remettre de la violence conjugale

 

9 utilisateurs inconnus
Ajouter une réponse

 
Page photos
 
 Mot :  Pseudo :  
Vider la liste des messages à citer  
 Page :
1
Auteur
 Sujet :

Se remettre de la violence conjugale

Prévenir les modérateurs en cas d'abus 
n°4023248
paulineano​nyme
Profil : Nouveau
paulineanonyme
  1. answer
  2. Posté le 21/12/2016 à 20:10:25  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Au début, je croyais que c’était ça l’amour. C’était ma première grande relation, et elle était si forte.

 Je me présente, je m’appelle Pauline et aujourd’hui j’ai quarante ans. J’ai vais vous raconter mon histoire d’amour qui terminé en cauchemar. Au début, on était heureux. Nous vivions notre histoire. Durant cinq ans, c’était une belle histoire sans accrochage, c’est-à-dire sans manque de respect.
Puis un jour, c’est le drame. Je me souviens de ce jour-là comme si c’était hier. C’était un mardi soir, je m’en rappelle car le mardi il allait faire du sport avant de rentrer de sa journée de travail. Et cette fois-là, il était épuisé, il avait passé une mauvaise journée au boulot et malheureusement j’avais laissé traîner une corbeille de linge dans le couloir de notre appartement. Et par mégarde, il s’est pris les pieds dedans et a trébuché. A cette maudite corbeille. Ensuite les injures on fusées dans toute la pièce. Il m’a traité de « grosse petite belette qui ne faisait rien de la journée » de « jolie gazelle qui range » et même de « gros porc dégoutant ». J’ai essayé de le raisonner mais il s’énervait de plus en plus. En y repensant, son comportement m’avais choqué car il n’était pas agressif par le passé, sauf un jour où je suis rentrée tard du travail sans le prévenir il m’avait incendié en disant des horreurs à mon sujet… mais sinon rien… sauf des petites engueulades, mais quoi de plus normale… Après la dispute de la corbeille, le lendemain il est venu s’excuser et comme j’étais folle de lui, je lui ai pardonné. La vie a repris son cours… Puis environ, il s’était disputé avec le voisin pour une histoire de courrier, ne me demandé pas je ne saurais vous dire ce qui s’est passé, mais je l’ai simplement dit que ce n’était pas si grave et là il m’a empoigné très fort par le bras que j’en ai eu un hématome… j’étais terrifié et lui répétait que je ne le défendait jamais que je ne l’aimais pas vraiment et je l’ai suppliée de me lâcher ce qui l’a fait de suite en me suppliant de le pardonner que ça n’arriverait plus…. Et je l’ai cru… Certes entre temps on a des vives disputes où il était d’une agressivité insupportable mais je ne me rendais pas compte de la gravité… mais environ trois quatre mois plus tard… j’avais fait de la tresse maison mais ce jour-là, j’avais oublié la poignée de sel et il s’est énervé de plus bel… il a dit que j’étais une bonne à rien que je dépensais sans compter… que je venais de mettre de l’argent à la poubelle et il m’a tabassé comme jamais il ne l’avait fait auparavant… c’était la fois de trop… je me suis enfui dans la salle de bain et lui il me suppliait d’oublier et de lui laisser une dernière chance… mais c’était trop.. le drame avait assez duré environ deux années… il y a bien plus mais je vous raconte en raccourci….
Alors j’ai dit que c’était fini et j’ai fait mes valises et je suis partie… En m’allant j’ai dit stop à tout ça. Je ne savais pas où me rendre mais j’avais une fois entendu parler de cette fondation avec laquelle j’ai pris de suite contact. Alors une assistante sociale qui travaille pour l’association m’a rencontré au bureau. J’ai expliqué ma situation. Ils ont pu me conseiller, m’écouter et me consoler. La première chose que j’ai entendu, c’est la directrice me dire en me tendant les bras bienvenue chez nous. Je me suis senti à l’aise avec eux. Ils m’ont aidé à faire les démarches administratives de mon arrivée à mon départ, les papiers du divorce, l’accompagnement chez l’avocat ainsi que les demandes de logement.
Maintenant, je suis logé avec trois femmes victimes de violences conjugales .Il a été difficile pour chacune de nous de quitter notre domicile, la décision pour moi était irrévocable. A ce jour, l’association sont toujours là pour nous faire oublier nos souffrances par des sorties au cinéma, au restaurant. Des excursions, des activités en commun. On reçoit même des cadeaux pour Noël. Je les remercie d’être auprès de moi et auprès de nous. Sortez du silence, n’ayez pas peur de partir, il ne faut en aucun cas vous laissez marcher dessus par votre homme.

Publicité

n°4023252
baderlouis​85
Profil : Nouveau
baderlouis85
  1. answer
  2. Posté le 07/01/2017 à 14:25:25  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Votre histoire m'a particulièrement touché. Je me permets de vous faire part d'une histoire qui m'a fait penser à la votre. Pourtant pas le même contexte mais dans les deux cas, nous somme en présence de violence domestique. Voilà:


Un compte à rebours donc. Fruit d’une imagination perverse. « Il me disait : Dans trois heures je te défonce, et il fallait que je continue mes tâches ménagères en attendant d’être battue. Alors je me dépêchais de dresser une liste des choses urgentes, comme faire le repassage par exemple parce que je savais qu’après j’aurai trop mal pour m’occuper du linge. Ensuite il me disait : Deux heures, une heure, une demi-heure, tranquillement en regardant sa montre. Et je sentais la peur monter en moi, me creuser une boule au ventre, avant d’aller coucher notre fils à l’heure dite car il ne voulait pas me frapper devant lui ».
Les rideaux étaient tirés. La porte fermée, les clefs dans la poche de son bourreau. « Ce compte à rebours, c’était pire que les coups », assure Morgane Seliman qui a conservé, profondément ancré, le souvenir glaçant de la descente de l’escalier qui mène des chambres au salon. Là, elle doit se tenir debout, les bras le long du corps, tandis que son compagnon tourne autour d’elle en la fusillant du regard, puis lance ses poings en direction de son visage, les arrêtant in extremis. Si elle tressaille il frappe. Pour de bon ou, plus exactement, pour de mauvais.
De toute façon il frappe. Derrière la tête, moins souvent au visage où ça laisse des marques, sur tout le corps sauf dans le ventre quand elle était enceinte. Tombée au sol, roulée en boule pour se protéger tant bien que mal, la jeune femme reçoit encore des coups de pied avant d’être traînée par les cheveux jusqu’au canapé où son tortionnaire lui explique que tout est de sa faute, qu’elle l’a forcé à la battre et qu’elle a tout intérêt à préparer des excuses pour le moment où il sortira de la douche. Parce que bien sûr, la « séance » l’a mis en sueur.
Cela durera quatre ans. « Quatre, cinq fois par semaine. Presque tous les dimanches », précise Morgane. « Pour un grain de poussière sur les meubles, un œuf trop ou pas assez cuit, pour un regard dans la rue ou simplement parce qu’il était énervé. Toutes les occasions étaient bonnes. Tous les prétextes légitimes ».
La première fois ? « C’était trois ou quatre mois après notre installation ensemble. Il avait toujours été prévenant, attentionné, faisant tout pour me faire plaisir et me placer sur un piédestal. Il me disait que j’étais la plus belle, la plus intelligente... Alors, bien sûr, j’ai été choquée quand il m’a frappée. Je n’ai pas compris. Puis je me suis dit que c’était un accident, une dispute d’amoureux un peu violente. Il s’est excusé. M’a juré qu’il ne recommencerait plus. Je l’ai cru. J’ai voulu le croire... »
Mais il a recommencé. Au début tous les deux mois. Puis toutes les semaines. Enfin tous les jours ou presque. Le compte à rebours s’est imposé dans les rythmes du couple. La violence s’est ritualisée. « Lorsque je l’ai rencontré, je savais qu’il avait eu des embrouilles et qu’il était craint dans la cité, mais je pensais pouvoir le sauver, le tirer de ce milieu. J’étais amoureuse, je ne voulais voir que le bon côté de sa personnalité et ne pas croire les légendes de la cité qui sont souvent très exagérées. Ensuite, dans mon rêve de fonder une famille idéale, j’ai cru que la naissance de notre fils allait arranger les choses, le calmer. Je me suis trompée sur toute la ligne. Quand je l’ai compris, il était trop tard. J’étais totalement sous son emprise. Seule la peur qu’il me tue ou qu’il enlève notre fils pour l’emmener en Égypte, dont son père est originaire, m’a fait réagir ».
Message édité par baderlouis85 le 07/01/2017 à 14:33:27
n°4023264
saraHdj6
Profil : Nouveau
sarahdj6
  1. answer
  2. Posté le 30/01/2017 à 18:16:37  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
La seule chose que je puisse vous dire - quitte - le. Immédiatement

 Page :
1

Ajouter une réponse
Aller à :
 

Sujets relatifs
Reunion entre copines pour remettre du pétillant dans son couple comment retirer un plainte pour violence conjugale?
Où commence la violence ? est ce de la violence conjugale?
violence conjuguale help! VIOLENCE CONJUGALES MERCI DE M'AIDER
retrait de plainte pour violence conjugale LA FIN DE MON COUPLE CAUSE LA VIOLENCE
LA FIN DE MON COUPLE CAUSE LA VIOLENCE  
Plus de sujets relatifs à : Se remettre de la violence conjugale

Les 5 sujets de discussion précédents Nombre de réponses Dernier message
Probleme de libido 1
je suis pas le seul 1
La vie à deux est invivable! 2
problèmes d`érection 1
mon fiancé a du mal a supporte mon fils et je le vis mal 0